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Gérard Deltell Gérard Deltell Photo :  PC/Jacques Boissinot

Le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ), Gérard Deltell, a vertement critiqué la nomination de plusieurs proches du premier ministre sortant Jean Charest à des postes clés de la fonction publique, notamment celle de Chantal Landry, connue pour son passage à la commission Bastarache.

Le député de Chauveau accuse la première ministre désignée, Pauline Marois, de « manquer de jugement » en donnant son accord à ces nominations. « Mme Marois vient de rater une belle occasion de faire cesser une pratique malsaine qui augmente le cynisme de la population », s'indigne-t-il dans un communiqué.

Mercredi, le conseil des ministres de Jean Charest a procédé à ses dernières nominations, dont celles d'Isabelle Jean, Gilles Paquin et Chantal Landry, trois proches collaborateurs du premier ministre sortant.

« Dans certains cas, on peut comprendre que certains collaborateurs de l'ancien gouvernement se recyclent dans la fonction publique. Par contre, il faut que ces gens aient une expérience substantielle dans un domaine particulier », affirme Gérard Deltell, citant comme exemple Gilles Paquin et son « impressionnante feuille de route ».

M. Paquin a été nommé membre du conseil d'administration et président-directeur général de l'Agence du revenu du Québec, après avoir été secrétaire général et greffier du Conseil exécutif.

« Mais en voyant que Pauline Marois a autorisé la nomination de Chantal Landry au poste de sous-ministre adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux, je suis tombé en bas de ma chaise! » — Gérard Deltell

Chantal Landry Chantal Landry Photo :  PC/Clement Allard

« En plus de n'avoir absolument aucune expérience en gestion ou dans le domaine de la santé et de n'avoir comme seule expérience de travail des postes très partisans, Mme Landry a été pointée du doigt lors de la commission Bastarache », poursuit-il.

Fin 2010, Mme Landry s'est retrouvée sur la sellette à la commission Bastarache sur la nomination des juges, après avoir admis qu'elle accolait parfois des papiers autocollants post-it sur le curriculum vitae des candidats à la magistrature pour préciser leur allégeance politique.

De son côté, le Parti québécois souligne qu'une tradition qui existe depuis des décennies veut que le premier ministre puisse procéder à la nomination de deux ou trois collaborateurs lorsqu'il quitte ses fonctions après une défaite.

Le parti était au courant qu'il y aurait des nominations partisanes, sans savoir quel poste occuperaient les collaborateurs libéraux, a écrit dans un courriel à Radio-Canada l'attaché du Parti québécois Éric Gamache.

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