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Un python (archives) Un python (archives) Photo :  iStockphoto

Les femelles de certaines espèces de serpents peuvent se reproduire avec ou sans mâle. Cette faculté de reproduction avait été observée chez de rares exemples en captivité. Des herpétologues américains affirment maintenant que le phénomène se manifeste aussi à l'état sauvage.

La parthénogenèse, c'est-à-dire la capacité d'un oeuf non fécondé à donner naissance à un ou plusieurs bébés, est bien connue des biologistes chez de nombreuses espèces animales, en particulier les insectes.

Par exemple, chez les abeilles, les oeufs fécondés produisent des femelles, ouvrières ou exceptionnellement reines, tandis que les mâles proviennent d'oeufs non fécondés.

Jusqu'à ce jour, ce type de reproduction asexuée a rarement été observée chez les vertébrés, mais elle a tout de même été recensée chez plusieurs dizaines de reptiles, d'amphibiens et de poissons.

Des serpents unisexes

Ces espèces sont donc unisexes et n'ont donc pas d'autre choix pour assurer leur descendance que de recourir à la parthénogenèse.

C'est notamment le cas d'une quinzaine d'espèces de lézards à queue de fouet du genre Cnemidophorus qui peuple le continent américain, dont tous les individus sans exception sont femelles.

Le chercheur Warren Booth et ses collègues de l'Université d'État de Caroline du Nord se sont aperçus que de nombreuses espèces de vertébrés comptant des mâles et des femelles parfaitement capables de s'accoupler pouvaient aussi occasionnellement se reproduire de manière asexuée.

Le saviez-vous?La parthénogenèse facultative a été observée et décrite dès le début du XIXe siècle chez des poulets domestiques, puis dans des élevages de dindes. Certains oeufs non fécondés y produisaient malgré tout des poussins, tous de sexe mâle.

Jusqu'à récemment, les biologistes pensaient que cette particularité était limitée aux seuls oiseaux domestiqués. Puis, des exemples semblables ont commencé à s'accumuler chez divers serpents, lézards (dont le célèbre dragon de Komodo) et requins.Tous ces cas avaient cependant un élément en commun : les femelles avaient depuis longtemps été capturées ou étaient nées en captivité.

Les biologistes ont donc pensé que la parthénogenèse facultative était un syndrome qui ne touchait que les animaux isolés et privés de partenaire potentiel.

Des analyses génétiques montrent aujourd'hui que le même type de reproduction existe à l'état sauvage chez deux espèces de serpents de la famille des vipères, le mocassin à tête cuivrée (Agkistrodon contortrix) et le mocassin d'eau (Agkistrodon piscivorus).

La comparaison de l'ADN de la maman serpent et de ses rejetons, tous mâles, a démontré l'absence d'une quelconque contribution génétique paternelle.

« Nous sommes persuadés que notre découverte constitue le premier cas de parthénogenèse facultative chez des vertébrés sauvages. » — Warren Booth

D'autres études doivent maintenant permettre d'établir si un tel phénomène survient alors que les partenaires mâles abondent chez ces deux espèces de serpents.

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