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News:

DayZ : apocalypse En quelques mois,  le jeu DayZ, mod de la simulation militaire ArmA II sur PC, est devenu un véritable phénomène ludique. Troisième et dernier épisode du reportage in game par Nacim Chikh.

Je gare la jeep à l'est de Pusta, comme d'habitude. La mission d'aujourd'hui est maintenant une routine : piller l'hopital d'Elektrozavodsk pour refaire le stock de bandage, de morphine, et de poches de sang. Cela fait près d'un mois que nous nous ravitaillons dans cet hopital qui semble ne jamais être à court de matériel, malgré les nombreuses personnes nous imitant.

Notre petit groupe de quatre est bien organisé. Tous espacés pour nous couvrir mutuellement, nous avançons dans la ville par la zone industrielle du flan ouest, plus sûre et moins fréquentée que le centre ville . Les grands hangars délabrés donnent une impression de gigantisme au paysage lugubre. Nous arrivons à l’orée de la ville quand nous commençons à entendre des tirs au loin. Rien de bien étonnant quand on connaît les lieux, mais impossible de s'habituer au bruit des balles une fois que l'on a été touché.
Nous sommes en vue de l’hôpital quand on nous tire dessus. La balle vient se loger dans le mur à ma droite, et je me précipite dans l'église que je viens de dépasser. Mes trois amis m'y rejoignent vite et ferment la porte. Sébastien va à l'arrière pour trouver une seconde sortie, mais ne ramène rien d'autre que des bougies.

Nous profitons de cette pause forcée pour manger un morceau et laisser la tension redescendre. Les boites de conserve sont ouvertes au couteau, et nous mangeons notre bouillie de haricots froide quotidienne qui parait un peu moins comestible à chaque bouchée.

20 minutes sont passées et il est temps de sortir. La ville est grande est très fréquentée,  il est donc très peu probable que notre tireur soit encore en train de guetter la porte de l'église. Charles ouvre la marche et entrouvre un battant pour jeter un œil. Une balle vient se loger dans un grand boum entre ses deux yeux, éclaboussant tout le monde de sang en ressortant de son crâne.

Le prix du salut

Je me jette à couvert derrière les bancs de l'église. Il semble maintenant évident que nous sommes coincés dans ce bâtiment. Comment combattre un ennemi qui connaît notre position mais qui lui peut se placer n'importe où pour nous abattre ? Nous ne savons même pas combien de personnes nous attendent de l'autre coté de la porte.

Comme à chaque fois qu'un problème se pose, je me tourne vers Sébastien en espérant voir dans son regard son assurance habituel que tout finira bien. Mais pour la première fois, son regard est perdu dans le vide, et reflète une angoisse que je pensais incapable de l'atteindre. Lucien lui, traine le corps de son frère et tente de le ranimer, en vain.

Au bout de quelques minutes, la porte de l'église est tirée de l'extérieur. Une voix d'homme nous demande avec un air satisfait : "What can you offer for your lives ?". Lucien hurle "Go to hell !" en tirant dans la porte. Je lui jette un regard contrarié : malgré le temps, je n'ai toujours pas l'âme d'un héros, et je suis prêt à déposer mes armes et donner les clés de la jeep si l'on peut s'en sortir vivant.

Pénurie

Une fois la colère de Lucien vidée entièrement dans la porte, Sébastien, qui a repris ses esprits et retrouvé son assurance, donne ses instructions. C'est une guerre d'usure et d'information. Nous devons commencer dès maintenant à rationner la nourriture, l'eau, et surtout les munitions. L'ennemi n'étant pas repérable, le moindre bruit est interprété pour tenter de savoir ce qu'il se passe à l'extérieur.

Le première heure semble durer une éternité. Pour accélérer notre agonie, nous recevons périodiquement des paquets de zombies attirés par des grenades fumigènes lancées devant l'entrée. Mes vêtements sont couverts de sang coagulé, et une odeur putride s'est installée. Nos geôliers se marrent et se moquent de nous sans que l'on ait grand chose à leur répondre. Nous ne faisons que subir et aucune issue heureuse ne semble possible.

Je recharge mon AKM et en profite pour compter mes chargeurs : plus que deux. Sébastien tente de temps en temps de jeter un coup d'oeil à l'extérieur en courant devant la porte. Après quelques passages, l'ancien soldat bondit arme au poing et tire une balle avant de se remettre à couvert. Nous restons figés en attendant une réaction de l'extérieur. Elle ne se fait pas attendre. La porte entrouverte est criblée de balles, attirant une autre fournée de zombies.

Vague zombie

La tension redescend et pour la première fois j'ai l'impression que nous avons marqué des points. C'est l'heure du coucher de soleil et l'église devient de plus en plus sombre. Le charnier commence à attirer tout ce que la région fait de bestioles et j'attrape mon dernier chargeur dans mon sac à dos.

Sébastien reprend ses passages rapides devant la porte quand il est touché au torse. Il trébuche et tente de ramper à couvert mais prend plusieurs rafales dans le corps et cesse de bouger. Nous nous regardons avec Lucien mais personne ne sait quoi dire.

Arrive alors une autre vague de zombie. Il en reste encore trois debout quand nos armes ne fonctionnent plus. Chaque seconde de plus rythmée par les grognements des monstres confirme un peu plus à nos adversaires que tout vient à point à qui sait attendre. Nous sommes désarmés, épuisés, mais impossible de lutter contre son instinct de survie. Je me cache derrière un banc en attendant qu'ils se décident à faire leur entrée. Je regarde Lucien une dernière fois et lui fait un signe de tête reconnaissant. Quand je gise sur le sol rempli de trous, j'entends encore le "clic clic" de mon arme dont j'appuie sur la gâchette frénétiquement.

Nacim Chikh

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